De fines nervures blanches irriguent nos cartes routières, elles incarnent une certaine forme de lenteur parsemée de virages, villages et hameaux dispersés. Sillonner ces routes offre pourtant un visage contemporain de la France, à travers ses âmes et ses pays. Des voies qui permettent de relier, huit ans plus tard, les différents points d'un chemin autant photographique que documentaire mais toujours hexagonal.

Les routes blanches se déclinent en quatre traces, plus ou moins parallèles. Aux portraits des artisans de l’hexactitude du geste s’ajoutent

« café-passé », une recension de bars et cafés figés dans le temps et « portraits de pays », des petits billets imagés illustrant les pays dans le pays. Le projet présente enfin « diagonales », des séries thématiques qui prennent forme au bon vouloir des inspirations que soit au cœur des forêts ou devant des toilettes publiques.

Sans idée d’exhaustivité, ces séries ont en commun d’offrir une vision diverse et variée de l’hexagone. Leur complémentarité pourrait se caractériser par des éléments socio-géographiques récurrents ou par le choix d’une période de travail restreinte à dix années, soit une "fin" voulue pour 2025. Cela dit, il est tout à fait possible d’envisager les routes blanches comme une successions d’errances inspirées par les mots de Julien Gracq: « si le résultat n’est pas tout à fait probant, je m’en console, en me persuadant que le tout se reflète un peu dans chacun des fragments qui le composent, et que ces notes ne s’arrangent qu’assez mal de compartiments » Introduction, Les carnets du grand chemin, Corti, 1991

Quatre routes blanches

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L'hexactitude du geste

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