De fines nervures blanches irriguent les cartes routières françaises, elles incarnent une certaine forme de lenteur parsemée de virages, villages et hameaux dispersés. Ici, ces routes blanches partent dans plusieurs directions et trament le fond d’un travail de critique sociale à dominante photographique. Les pays, des échelles de territoire méconnues mais farouchement ancrées dans le sol et les hommes qui l’habitent y sont explorés. La notion de pays voisine avec celles de régions naturelles ou de biorégions et offre un maillage de l’hexagone à même de s’imprégner des caractéristiques géographiques et sociales multiples et mouvantes qui le composent
Portraits de pays
​Un tour de la France par ses pays avec des séries thématiques, généralistes ou issues de rencontres avec des artisans.
Diagonales
Des séries diverses et variées glanées selon les envies, une vision plus thématique des routes blanches .
Rencontres et médiation
Des pistes ouvrent vers le partage des idées et des images qui font le corps du projet. Elles sont complémentaires mais peuvent aussi être arpentées unilatéralement, entre expos, ateliers, causerie, site internet et tirages.

Café-passé
A la recherche des devantures de bars abandonnés. Entre bâtiments entiers ou façades resserrées, deux séries de fond.
L'hexactitude du geste
Un tour de France de l'artisanat, à la rencontre de quelques quatre-vingt dix savoir-faire disséminés un peu partout en France. Ici le texte voisine avec les images.
Sans objectif d’exhaustivité, les séries d’images qui illustrent les routes blanches tentent de faire un focus sur ce maillage. Leur complémentarité se caractérise par des éléments graphiques ou rédactionnels récurrents et aussi par le choix d’une période de travail centrée autour des années 2020. S’il faut dégager une finalité à ce travail c’est l’envie de contribuer à l’enrichissement de la connaissance de nos milieux de vie afin de pouvoir les (ré)habiter avec soin, selon des préceptes biorégionalistes.
Mais il est aussi possible d’envisager les routes blanches comme une succession d’errances inspirées par les mots de Julien Gracq: « si le résultat n’est pas tout à fait probant, je m’en console, en me persuadant que le tout se reflète un peu dans chacun des fragments qui le composent, et que ces notes ne s’arrangent qu’assez mal de compartiments » Introduction, Les carnets du grand chemin, Corti, 1991